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SOMMES-NOUS RESPONSABLES DE NOS CROYANCES. |
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Sommes-nous responsables de nos croyances ?
Les croyances ont des causes plutôt que des raisons, et beaucoup d'entres elles sont soumises à des déterminations sociales. Si la croyance n'est pas volontaire, comment pourrions-nous être responsables de nos croyances? Peut-on reprocher à quelqu'un de croire des choses stupides? Et pourtant on peut blâmer un individu pour ses croyances racistes ou pour ses opinions irrationnelles, et nombre de conceptions de la croyance religieuse en font des engagements volontaires. Depuis le fameux argument du pari de Pascal, on a également soutenu que les raisons pratiques de croire pouvaient, dans certains cas, l'emporter sur les raisons théoriques de croire. Y-a-t-il une "éthique de la croyance" au même sens qu'il y a une éthique tout court?
Si nous voulons répondre à ces questions, il nous faut d'abord clarifier la psychologie de la croyance, et déterminer si elle relève de la part active ou de la part passive de notre esprit. Alors que l'action est soumise au contrôle, les croyances ne le sont pas. Il faut aussi réviser notre conception usuelle de la liberté dans la croyance. Celle-ci ne repose pas sur la liberté de la volonté ou le libre arbitre, et la raison pratique diffère de la raison théorique. Il ne s'ensuit pas qu'il n'y ait pas de liberté de croire, ni de responsabilité quant aux croyances. Nous devons à la fois renoncer à une conception purement déterministe et causaliste des croyances, du type de celles que défendent nombre d'anthropologues, de sociologues et de psychologues cognitifs, et à une conception purement volontariste.
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LE TEMPS. |
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Le temps
Jean-Pierre Briand, physicien des particules élémentaires et François Jullien, philosophe, évoquent, l'un et l'autre leur conception de la notion de temps. Aristote, Platon, Saint-Augustin, Thomas d'Aquin, Avicenne, Ronsard, Lamartine, Baudelaire, mais aussi Newton et Einstein sont également convoqués dans le débat.
La philosophie des sciences est morte du divorce, au siècle dernier, entre la Natürphilosophie allemande représentée par Schelling et Hegel et le monde scientifique. L'explosion des résultats en mathématique, en physique et en biologie a accentué ce divorce et les scientifiques se sont faits philosophes en expliquent le monde à leur manière. Cette série fait le point sur ces positions et sur les grandes questions posées par la science pour que chacun puisse se faire son opinion et devenir l'honnête homme du 21e siècle.
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LA LINGUISTIQUE DESCRIPTIVE AU XXeme SIECLE. |
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La linguistique descriptive au 20e siècle
Conférence du 13 février 2000 par Claire Blanche-Benveniste. La linguistique "descriptive", discipline qui se donne pour tâche de décrire les différentes langues parlées par les hommes dans le monde, s'est trouvée au cours du XXème siècle placée au coeur de grandes polémiques. Comme dans d'autres disciplines, les spécialistes ont cherché des méthodes permettant de rendre compte à la fois de la très grande diversité des phénomènes attestés par les langues ("Les langues peuvent différer sans limite"", affirmait M. Joos en 1966 à propos des langues indiennes d'Amériques) et des caractéristiques universelles qu'on pouvait y déceler (par exemple "les propriétés formelles de toute langue humain possible", comme l'écrivait Chomsky en 1957).
Parvient-on à concilier la description sur le terrain et la recherche cognitive ? N'a-t-on pas déjà décrit toutes les langues ? Reste-t-il des zones vierges, comme les taches blanches dans les anciennes cartes de géographie ? Ou bien s'agit-il seulement de tout recommencer avec des méthodes nouvelles, y compris pour des langues déjà si souvent décrites au cours des siècles passés, comme le français ?"
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MODELISATION MATTHEMATIQUE DES LANGUES NATURELLES. |
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La modélisation mathématique des langues naturelles
L'objet central de la linguistique contemporaine est de modéliser les langues naturelles et leur fonctionnement, c'est-à-dire comment un locuteur exprime un sens dans une langue donnée ou comment à partir d'un énoncé linguistique il récupère son sens. De questions sur la langue sont nées des branches fondamentales des mathématiques : la modélisation du sens (et du raisonnement) a donné la logique et la modélisation de la syntaxe a donné la théorie des langages formels et les bases de l'informatique.
Alors que ces objets mathématiques venus de la linguistique poursuivent une vie autonome, les modèles mathématiques de la langue continuent d'évoluer sur des architectures de plus en plus complexes intégrant un véritable calcul du sens et prenant en compte la diversité des comportements des mots et leur faculté de former toujours de nouveaux sens. Nous illustrerons notre propos par un fragment de modèle mathématique pour le français. Nous comparerons ces modèles symboliques avec les modèles statistiques basés sur l'analyse automatique de grands corpus textuels annotés. Nous nous intéresserons également aux (non) liens institutionnels entre linguistique et mathématique, ainsi qu'à la position de la linguistique mathématique par rapport à la linguistique informatique et au traitement automatique de la langue.
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